Galerie

ART-PLASTIQUE : l’identité et la perception

Jusqu’au 27 juin, l’exposition de collage Booklin vs. London se tient à Londres : 14 artistes -sept originaires de Brooklin et sept originaires de Londres- présentent leurs œuvres questionnant l’identité et la perception.

Claire Pestaille : Destruction du passé pour une nouvelle identité

Parmi ces 14 artistes, nous avons plus particulièrement remarqué le travail de Claire Pestaille, basée à Londres, qui présente pour l’occasion une série intitulée Femme Maison : en empruntant des images du passé, elle explore l’absurdité de la perception de nos jours.343379© Claire Pestaille

Tout le travail de l’artiste s’oriente dans cette direction : dévoiler la mémoire, représenter le passé, examiner la constitution de la féminité par la destruction de l’image photographique. Elle trouve la source de son travail dans le portrait des films de l’Age d’or d’Hollywood, l’image vintage et la photo contemporaine. Ces images, embrassant la mémoire d’un temps passé et empruntent de nostalgie, sont transformées, recomposées par le collage et la peinture. Le mariage établit par Pastaille donne une nouvelle dimension à l’image d’où ressort une dualité: la beauté et l’horreur, le glamour et la subversion.

Dans la série The Crystalline, Claire Pastaille s’inspire du concept de l’image de cristal de Deleuze selon lequel, dans le cinéma, l’image cristal connecte une image actuelle avec l’image virtuelle d’un passé qui reste toujours présent. La base de ce travail sont des portraits de femme du cinéma hollywoodien ; coupés géométriquement, chaque morceau est recomposé à la manière d’un puzzle établissant alors une fracture ou bien un double. La déconstruction du collage pose la question de l’identité reformée, déconstruite et méconnaissable.

The Crystalline © Claire Pestaille

Avec The Belladona, l’artiste s’approprie l’esthétique glacée des magazines de mode afin de perturber l’image et son concept amenant une contradiction avec l’identité originelle : simplement par le pli et les trous qui attirent notre regard sur l’œil, l’artiste déconstruit l’image de mode nous proposant une manière différente de la regarder. Belladonna fait référence, d’une part, à une plante produisant des baies pouvant être toxiques et ayant des effets hallucinogène ; d’autre part cela renvoie au sens donné dans la langue italienne qui signifie belle femme. Entre déformation visuelle et canon de mode, Claire Pastaille encourage le spectateur à sonder ce qui fait la féminité aujourd’hui, ce qui fait l’identité de chaque femme.

The Belladonna © Claire Pestaille / source

Finalement, ces œuvres questionnent le concept de l’image, de la relation qu’on entretient avec elle, offrant une nouvelle voie à la manière dont on voit et comprend la mémoire collective, omniprésente dans notre paysage culturel.

Retrouvez les séries complètes de Claire Pestaille par et si vous êtes à Londres, retrouvez plus d’information sur l’exposition Brooklyn vs. London par ici

Publié par AmoursAlternativesCULTURE

LES AMOURS ALTERNATIVES

View original post 432 mots de plus

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s