Océan, source de Vie

« L’océan devrait contenir 1 tonne de plastique pour 3 tonnes de poisson en 2025 et en 2050, plus de plastique que de poisson, en terme de poids »

Nous avons juste envie de vous communiquer notre admiration, et notre amour, pour la chose bleue (l’eau) et celle verte (la nature). Espérons que ces vers vont vous inspirer à plus de bonnes actions individuelles pour tendre vers une compréhension collective du bien être environnementale dont nous rêvons pour notre espace. Signé Ménélik.

La douce onde cache drue

La clameur endolorie d’êtres incompris.

Elle pleure du sang noir de mille et un oléoducs,

Ses jours entortillés, esquintés d’insolence.

Notre silence fera écho

Sur la table de l’histoire.

Ses flots ont faim,

On a garni ses abysses de balayures.

Alerte bleu tout est au rouge!!

Ménélik, 7 Juin 2017

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Plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent sur les océans et la masse de ces déchets pourrait doubler d’ici 2050, alerte la fondation Ellen MacArthur.
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32% des déchets plastiques abandonnés dans la nature. En l’absence de mesure, le poids des déchets serait plus important que celui des poissons. Source, la fondation Ellen MacArthur.
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Photoma Studio photo. 8 Juin, Journée mondiale de l’Océan.

Lao Lionel Alex Bonaventure dit Ariel Ménélik Lao ou encore Nin’wlou   (ce qui signifie Parole de Feu), est né à Abidjan en Côte d’Ivoire. Délégué de l’ÉCOLE DES POÈTES, Il est titulaire d’une maîtrise de droit privé, écrivain, poète et slameur. 2ème Prix du Festival ivoirien de la création poétique chez les jeunes en 2015 et finaliste du championnat national de slam 2017, Ménélik est coauteur du recueil poétique « La pluie a d’abord été goutte d’eau ». Vainqueur du Prix Kailcedra du Meilleur Slameur 2017, Ménélik est également à l’origine du mouvement poétique engagé dit #Motinerie.

Sources photo : panoramio

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Vers des Vers plus Verts !

La semaine de l’environnement fait encore parler la création artistique d’ailleurs après le 5 juin, le monde célèbre ce 8 juin la journée de l’Océan. La poésie plus verte et plus engagée pour décrire, dénoncer, interpeller, sublimer. Espérons qu’après les mots, les actes suivront. Merci au jeune et talentueux poète-slameur Ménélik pour sa contribution à des vers plus verts.

L’hécatombe écartèle impi-toya-blement ses catacombes,

Et chaque bout de papier qui tombe, est une bombe.

En trombe, la céleste onde avale le monde.

Nos poubelles ont faim,

Nos mers ont soif

Nos forêts se vident

Nos rues et leur pestilence prophétisent la mort.

Notre science ne se comprend plus.

Nos forêts décaties se parent de désert.

Aux quatre coins du monde est enclenché le sablier.

Nos usines crachent la mort

À effet de serre de leurs serres nous arrachent les poumons.

Avant la prochaine apostrophe sonnera une autre catastrophe.

D’un sourire édenté et verdoyant

Dame nature espère

Que ce siècle ne portera pas sa fin

On court vers le faîte en débilitant les racines.

On s’acharne pour plus de morts.

De sommets en sommets des avalanches en cascade.

Nos ardeurs s’adultèrent face aux causes nobles

Nos États ont des priorités biscornues.

Quand tu gâtes, c’est toi qui paies.

Ce n’est qu’une prose parsemée de vers verts,

Parce qu’il est temps qu’on perce les bâillons.

Ménélik, 6 Juin 2017

Lao Lionel Alex Bonaventure dit Ariel Ménélik Lao ou encore Nin’wlou   (ce qui signifie Parole de Feu), est né à Abidjan en Côte d’Ivoire. Délégué de l’ÉCOLE DES POÈTES, Il est titulaire d’une maîtrise de droit privé, écrivain, poète et slameur. 2ème Prix du Festival ivoirien de la création poétique chez les jeunes en 2015 et finaliste du championnat national de slam 2017, Ménélik est coauteur du recueil poétique « La pluie a d’abord été goutte d’eau ». Vainqueur du Prix Kailcedra du Meilleur Slameur 2017, Ménélik est également à l’origine du mouvement poétique engagé dit #Motinerie.

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Grainothèque : et votre bibliothèque de semences agricoles naquit !

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’environnement célébrée le 5 Juin, nous poursuivons avec une série d’actions importantes à nos yeux. Cette fois, retour sur un jeune assez dynamique. Daniel Oulaï est l’initiateur de la grainothèque une bibliothèque de graines ou…disons bibliothèque de semences agricoles. Depuis un an, cette innovation assez particulière fait de ce jeune ivoirien, l’un des plus fertiles esprits d’entrepreneuriat. Vous allez comprendre pourquoi dans ce « questions-réponses ». Des liens vidéos également en appoint pour que vous en sachiez davantage sur cet homme qui reçoit pour l’occasion, le 3ème Prix Vert et premier prix dénommé prix de « l’Homme Vert » (euh … venant de Moi).

Présentez vous

Je suis Daniel Oulaï, Agroécologiste, blogueur-activiste Ivoirien et porteur de la start-up grainothèque.

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Vous êtes l’initiateur de la grainothèque, comment se porte le projet aujourd’hui ?

Lancé il y a à peine un an, cette initiative sociale intéresse plusieurs partenaires de développement et les agriculteurs paysans et paysannes. Depuis la divulgation de cette initiative, ces derniers sont impatients car ils pourront désormais troquer ou « emprunter » gratuitement des semences locales. Ils pourront également avoir accès à la documentation liée aux spéculations. Disons que depuis le lancement de ce projet, c’est aujourd’hui trois prix et plusieurs félicitations à notre actif, on peut s’estimer heureux du peu de chemin parcouru.

Quels sont les enjeux de la grainothèque pour l’agriculture ivoirienne, qu’apporte de plus votre projet ?

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L’enjeu majeur de la grainothèque en Côte d’Ivoire est qu’elle apporte des réponses concrètes à la préservation de la diversité génétique des plantes nourricières. Elle valorise  les variétés de semences locales, permettent aux acteurs de la chaîne de se documenter sur les pratiques et savoirs locaux liés aux semences et de les diffuser. La grainothèque met à disposition de ceux qui le souhaitent, des outils pour renforcer les capacités de production des agriculteurs paysans par le biais d’un système agricole intégré.

Pour la journée mondiale de l’environnement nous souhaitons revenir sur les défis que vous rencontrez dans la réalisation de vos objectifs ?

Nous faisons face à une avancée notoire d’un système agricole polluant  et imposé aux agriculteurs par une publicité agressive.  Ce système est aujourd’hui responsable de la disparition de prêt de 75% de la diversité génétique de plantes nourricières appauvrissant le panier des ménages et contribuant à la dégradation des sols ce qui crée une dépendance des paysans vis-à-vis des engrais de synthèse.

Dans notre volonté de  proposer aux agriculteurs une alternative crédible nous travaillons sur un projet de recherche qui vise à Restaurer durablement la productivité des sols par les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA).

Pensez-vous que les jeunes ivoiriens s’intéressent de plus en plus à l’agriculture ? Vous qui êtes jeune et dans le domaine, quels sont les obstacles qui justifient le désintérêt des jeunes et comment arriver à les combattre ?

L’intérêt pour une agriculture diversifiée génétiquement et biologiquement  va grandissant et de plus en plus les agriculteurs  se consacrent à la mise au point de procédés agricoles innovants. Les nouveaux acteurs  de l’agriculture paysanne se préparent à faire leur mue pour une transition écologique.  La grainothèque se présente comme une opportunité répondant aux besoins du marché. Le présent projet propose une approche qui combine plusieurs procédés durables visant à renforcer la compétitivité des exploitations agricoles et à proposer une alimentation saine et variée.

Vous savez, les jeunes qui vont à la terre y vont sans véritable expérience du secteur agricole et quand ils y vont,  ils tombent dans un cercle vicieux. Ce cercle vicieux est lié à l’usage des engrais de synthèse qui lessivent les sols et condamnent les cultivateurs à les utiliser indéfiniment. L’application répétée de ces  pesticides augmente la résistance des ravageurs au fil du temps, tandis que leurs effets nocifs sur d’autres espèces peuvent faciliter la résurgence des ravageurs. Plusieurs ne le savent pas, mais ces maux-là vont plus tard réduire considérablement la productibilité des sols. Alors, les jeunes producteurs qui n’ont qu’un seul choix vont s’endetter et ensuite échouer…

L’exode rurale ou l’immigration. Aujourd’hui plus de main d’œuvre dans nos zones de production. La seule alternative crédible est de valoriser le métier en dynamisant la chaîne de valeur agricole. Il faut tendre vers une agriculture écologique de précision. Ces jeunes ne demandent qu’un confort de travail et notre agriculture peut l’offrir si nous la repensons.

Qu’est ce qui explique votre engagement pour la cause agricole ? Pourquoi l’agro écologie est si importante pour vous ?

Notre engagement n’est pas lié à une question d’offre mais un problème de suivis, un  problème d’alimentation saine et un problème écologique. Vous savez, en Afrique, on aime la bonne bouffe. La diversité des mets proposés partout sur le continent est non seulement le reflet de sa richesse culinaire, agricole mais aussi de la diversité génétique des plantes nourricières (biodiversité).
Aussi étrange que cela puisse paraître, la famine décime encore des populations entières sur le continent, le panier des ménages s’appauvrit. Les causes sont multiples, guerres, mauvaise politique agricole, mauvaise gestion des ressources naturelles, usage de solution non durables et bien d’autres anomalies.

En 2050, l’Afrique aura le quart de la population mondiale, soit 2,5 milliards d’habitants. Le défi est colossal. 2,5 milliards de bouches à nourrir.  L’enjeu principal de cette Afrique émergente ne sera certainement pas à rechercher premièrement dans sa digitalisation, dans son électrification ou dans la densité de ses moyens de circulation. Mais elle le sera dans sa capacité à nourrir son peuple. 

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Alors pour la grainothèque il est important de proposer une politique géostratégique pour nourrir sainement cette nouvelle population et cela passe par une souveraineté semencière et alimentaire garante de la sécurité alimentaire des peuples. Notre diversité génétique des plantes est la clé de notre salubrité alimentaire et les semences de systèmes avec ces intrants qui inondent nos marchés représentent une pollution pour notre agriculture ainsi que pour la capacité de ceux que nous appelons petits paysans, à produire et nourrir sainement les populations.

Quel message souhaitez vous faire passer aux ivoiriens qui vont vous lire, et qui ne sont pas forcément impliqués dans les questions environnementales, je veux dire ces personnes qui ne maîtrisent pas forcément les enjeux de ce que vous faites et de la lutte pour une justice agro écologique ?

La faim a fait plus de victimes que les balles de kalachnikov dans la plupart des cas et la privatisation de l’agriculture fera encore plus de victimes. Prêtez l’oreille et écoutez la voix de l’agriculteur des champs, courbé sous le chaud soleil…. ‘’Pourquoi je sème et je ne récolte pas, pourquoi je récolte et je ne vends pas ? Pourquoi je vends et je n’obtiens rien… que des miettes ??’’ lui, c’est l’agricuteur du nord qui a perdu toute ces cultures de maïs à cause de la résistance du ravageur; lui c’est ce paysan de l’ouest qui sème le manioc et n’a pas de marché pour écouler sa récolte. Lui c’est ce paysan du sud qui utilise des semences de synthèse et obligé de s’endetter pour s’approvisionner en intrant, qui lessive son sol et l’oblige à utiliser des engrais chimiques indéfiniment.  ils n’ont ni religion ni parti politique. Ils produisent pour notre alimentation mais meurent de faim. C’est un paradoxe mais ce sont hélas, les vraies réalités de notre secteur agricole.

Il nous faut donc libéraliser l’agriculture pour garantir une alimentation saine et variée à tous. Il nous faut promouvoir une modèle agricole moins polluants si nous voulons nourrir les 23 000 000 habitants avec seulement 1 000 000 d’hectare de terres arabes. C’est possible, ils nous faut juste imiter la nature, valoriser les «bonnes bactéries» présentes dans le sol pour maximiser la production sans avoir recours à la chimie.

Quels sont vos modèles dans votre domaine ? Y a t’il des femmes ou des hommes qui vous boostent et vous accompagnent ?

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Le modèle le plus abouti de l’agroécologie en Afrique et qui me passionne c’est celui du Songhaï au Benin.  Songhaï est le nom d’une ferme bio fondée en 1985 à Porto-Novo au Bénin par un prêtre dominicain américain d’origine nigériane, Godfrey Nzamujo. Au départ, cette ferme ne dépassait pas un hectare (ha). Aujourd’hui, à voir les exploits de cette ferme sur ces 24 ha, Je ne peux que croire au potentiel Africain et me ressourcer.

A mi parcours, si l’on devait vous décerner le prix de l’homme vert, qu’est-ce que cela signifierait pour vous ?

La récompense n’est pas tant le salaire que la reconnaissance, mais le bonheur de voir sa communauté positivement transformée et de participer à la grande marche de l’Humanité. Mais dans cette lutte, les honneurs et les hommages sont des effets secondaires bien utiles, des étincelles qui disent que le feu qui nous anime est le bon. Le prix de l’homme vert, suis-je à la hauteur de ce prestigieux prix ? Ce que je puis dire c’est que cette reconnaissance va renforcer notre impact dans la communauté.

Alors c’est fait, la Muse D’Or vous décerne le Prix de L’Homme Vert pour l’idée de la Grainothèque assez originale. Votre projet fait la promotion du Reboisement qui est une valeur verte appréciée ! Et elle a su mettre en avant le retour à la lecture.

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*Le Prix vert est une initiative personnelle de Moi doté de trois reconnaissances: Le Prix de la Femme Verte, de l’Homme Vert et le Prix de l’Art Vert.

Le Premier Prix Vert, prix de la Femme Verte a été attribué à titre posthume à Wangari Muta Maathai .

Découvrez pourquoi Ici

Le deuxième Prix Vert, décerné encore à une Femme Verte décerné à Christiane Taubira.

Découvrez pourquoi Ici

Le 3ème Prix Vert décerné à Daniel Oulaï, initiateur de la Grainothèque. Pour l’instant ce prix offre un objet symbolique (livre, objet d’art ou tout ce qui est susceptible d’aider à faire propulser les travaux de l’heureux élu). Je ne plaisante pas.emotiicone Ce prix a de l’avenir et recompensera plustard de grandes figures du combat pour la protection de l’environnement.

Wait, and SEEemoticonee.

Propos recueillis par Siamlo Victoria

Le Monde Vert (3)

Dans le cadre de la journée mondiale de l’Environnement célébrée le 5 Juin, nous souhaitons revenir sur les défis du développement durable. Nous n’y arriverons jamais seuls. Dans le cadre de cette Journée, ils ont accepté de s’exprimer avec La Muse D’Or. Ce sont des aînés, des ami-es, des experts ou encore des analystes. Cet article qui suit est celui d’un acteur ivoirien du domaine,Benjamin IRIÉ. Son regard sur la problématique de la primauté de l’écologie sur l’économie

Remontons dans l’histoire

La conférence de Stockholm qui a lieu du 5 au 16 juin 1972 est le premier colloque mondial élevant la question de l’environnement au rang de problème international d’importance majeure.  Elle a donné notamment lieu à la création du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Par conséquent, depuis 1972, les questions environnementales sont prises en compte par l’Organisation des Nations Unies. A partir de ce moment, des protocoles et conventions relatifs à des sujets préoccupants ont eu lieu jusqu’aujourd’hui.

COP21, l’accord historique

La COP 21, la plus grande rencontre internationale s’est récemment tenue  au Parc des expositions de Paris-Le Bourget du 30 novembre au 12 décembre 2015 avec 195 participants (dont la Côte d’Ivoire).  Un accord international sur le climat a été obtenu et  prévoit une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100.  Il est à  noter que l’élévation de la température de la planète due en grande partie à la détérioration de la couche d’ozone stratosphérique est à freiner au moyen d’un changement des comportements humains surtout des plus grands pollueurs qui pour la plupart sont les pays industrialisés dont  les Etats-Unis, la Chine, l’Australie et l’Inde. Ainsi, la Cop 21 a été le cadre des négociations  qui visent à la fois à atténuer au niveau des pays, les émissions de gaz à effet de serre en prévoyant de faire évoluer les économies nationales, et à adapter les conditions de vie des personnes aux changements climatiques effectifs ou anticipés.

Les grands Défis de l’application de l’accord de Paris

A Paris, l’exemple de prise de conscience écologique est beau mais voici que les États-Unis d’Amérique deux ans après, surprennent le monde par leur retrait de la COP21. Comment justifier cette volte-face? Cet accord de Paris serait défavorable à l’économie américaine.  Alors, la problématique de la primauté de l’écologie  sur l’économie doit se poser. A nous en tenir à des études effectuées par diverses organisations nationales, internationales ou non gouvernementales compétentes en matière d’environnement, la Terre présente  un visage plutôt tuméfié. On citera celles de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ou Food and Agriculture Organisation (FAO) qui évalue à 13 millions d’hectares la superficie de forêt qui disparaît chaque année dans le monde; du PNUE, qui note une acidification croissante des océans; du WWF (Worl Wide Fund) qui souligne en outre qu’une cinquantaine d’états sont actuellement confrontés à un stress hydrique modéré ou grave. En termes plus concrets, c’est dire que le mauvais état écologique international actuel, dont les conséquences sur les populations humaines ne sont déjà que trop mesurables, oblige à effectuer un changement de paradigme politico-économique : la primauté de l’écologie sur l’économie. Au professeur Philippe Saint-Marc de dire : « C’est la conception du « progrès » qu’il faut remettre en cause ; la nature ne doit plus être sacrifiée à la croissance économique et sa protection doit cesser d’être une préoccupation mineure pour devenir un objectif fondamental de l’humanité (…) »

Que faire ?

Tout ceci interpelle la société civile internationale d’où notre organisation qui a pour mission de former les citoyens à la culture de la paix pour le développement durable. Aboutir à une conscience de paix qui intègre le comportement Écocitoyen. Que doit faire la société civile internationale pour ramener les USA à la raison quand elle est consciente comme le professeur Saint-Marc des dangers de la pollution de notre planète par les grandes industries : « L’espace est un et  les pollutions ignorent les frontières », c’est à cela que nous réfléchissons. La Lutte en Afrique ne perdra pas la marche d’ailleurs elle ne fait que commencer et nous promettons d’agir localement pour que cela ait un fort impact à l’échelle planétaire.

Benjamin IRIÉ est le Président Fondateur du MAFUP. Il est diplômé en Agronomie de l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro.

MAFUP, Mouvement de l’Amour Fraternel Universel pour la Paix né le 24 juin 2003 au siège de la commission nationale ivoirienne pour l’Unesco.

Le Credo du MAFUP est le manifeste 2000 de l’UNESCO pour la culture de la paix et la non violence qui prévoit de préserver notre planète.

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Le MAFUP de par son Président-directeur, Ingénieur et écrivain a fait des recherches pour trouver une méthode d’éducation à la culture de la paix pour le développement durable voir équitable
Son système éducatif est dénommé le Wassa et la méthode de formation, le Zagoulisme.. Ce système et cette méthode ont fait l’objet de la signature d’une convention avec le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle le 14 mars 2014.
Depuis cette date, le MAFUP conduit dans dix établissements du District Autonome d’Abidjan un projet éducatif en appui au système scolaire.
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Benjamin Irié au Lycée Jeunes Fille de Yopougon

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Très actif sur les réseaux sociaux quant à la promotion de son système éducatif et sa méthode de formation, les étudiants maliens par le canal de l’ambassade de la Cote d’Ivoire à Bamako au Mali, ont sollicité l’installation d’une antenne du MAFUP au Mali.
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Avec le Lycée Technique d Abidjan
Aujourd’hui, dans le cadre de la journée de l’environnement, le Président-directeur du MAFUP a produit un article en rapport avec sa mission de contribuer à la sauvegarde de notre planète menacée. L’objectif étant d’éduquer les plus petits afin que ceux ci se rapprochent davantage de la nature.

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Poème de verdure …

Dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement, ils ont accepté de s’exprimer avec La Muse D’Or. Ce sont des aînés, des ami-es, des experts ou encore des analystes. Ce texte vous est offert par Kissy, écrivain-poète très habile, et blogueur aussi.
Mon poème n’est pas une carte postale brodée de gratte-ciels
De Dubaï
De Bombay
De Pékin
De Tokyo
Il n’est pas un arc-en-ciel sur le cœur
De Montréal
De New York
De Mexico
De Brasília
Mon poème n’est pas un tableau d’art classique
Pour cueillir l’admiration des hommes d’ici et d’ailleurs,
Ceux qui marchent sur la tête
Aux quatre angles gauches du monde
Mon poème n’est pas cours d’eau paisible
Jailli des cuisses du Bandaman
Du Nil
De l’Amazonie…
Que NON !
Mon poème
Mon poème est sirène bruyante
Alarme alarmée pour dire au monde sa folie destructrice
Sa léthargie coupable
Qui appellent les larmes des forêts
Des forêts pleurant leurs fils abattus
À la hache
À la hâte
À la tronçonneuse
Mon poème est cloche géante
Pour crier haro sur le viol des savanes des mers des océans
Qu’on étête qu’on entrave qu’on entaille
Il est sentence  irrévocable
Réquisitoire rouge contre ces génocides verts en cascade
Mon poème est vindicte contre l’omerta
De la flore  arrosée de sang
De la faune qu’on encage qu’on enrage…
Mon poème est
Prière
Prière verte
Pour exorciser
Le corps
Le cœur
Du monde
Marshall Kissy, le 5 juin 2017.  6h30mn.

Marshall Kissy est un jeune écrivain-poète connu pour avoir publié plusieurs ouvrages récompensés par de nombreux prix. Son engagement pour la cause environnementale affiché aujourd’hui est la preuve que la nature et le poète ont toujours fait symbiose. Il est l’auteur du blog Le Poète de l’espoir à découvrir ici.

Respirez l’Environnement !

« Rapprocher les gens de la nature », le thème de la Journée mondiale de l’environnement 2017, nous invite à de chez nous, à nous rendre dans la nature, en apprécier sa beauté et son importance et à répondre à l’appel lancé pour la protection de la Terre que nous partageons.

La Journée mondiale de l’environnement est l’événement annuel le plus important incitant à la prise de mesures environnementales positives. Elle a lieu chaque année le 5 juin.
Le pays hôte de cette année, le Canada, sera au centre des célébrations qui se dérouleront à travers le monde.

5 Juin 2017

La Journée mondiale de l’environnement est une journée pour tous, partout.
Depuis son lancement en 1972, les citoyens du monde entier ont organisé des milliers d’événements, depuis le nettoyage des quartiers, en passant par la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvage, jusqu’à la replantation des forêts.

Le thème de cette année nous invite à réfléchir à la façon dont nous faisons partie de la nature et dont nous en dépendons. Nous sommes encouragés à trouver des manières amusantes et passionnantes de faire l’expérience et de chérir cette relation vitale.

La valeur de la nature

Au cours des dernières décennies, les progrès scientifiques et les problèmes environnementaux croissants tels que le réchauffement climatique nous aident à comprendre les innombrables façons dont les systèmes naturels favorisent notre prospérité et notre bien-être.

Par exemple, les océans, les forêts et les sols du monde agissent comme de vastes réserves pour les gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone et le méthane, les agriculteurs et les pêcheurs utilisent la nature sur terre et sous l’eau pour nous fournir de la nourriture, les scientifiques développent des médicaments en utilisant du matériel génétique tiré des millions d’espèces qui composent la stupéfiante diversité biologique de la Terre.

Des milliards de personnes vivant en milieu rural passent chaque journée de travail « connectés à la nature » et sont pleinement conscient de leur dépendance à l’égard de l’approvisionnement naturel en eau et la façon dont la nature fournit leurs moyens de subsistance sous forme de sol fertile. Ils sont parmi les premiers à souffrir lorsque les écosystèmes sont menacés, que ce soit par la pollution, le changement climatique ou la surexploitation.

Les dons de la nature sont souvent difficiles à évaluer en termes monétaires. Comme l’air pur, ils sont souvent considérés comme acquis, jusqu’à ce qu’ils deviennent rares. Cependant, les économistes développent des moyens de mesurer la valeur de plusieurs milliers de milliards de dollars de nombreux « services écosystémiques », des insectes pollinisant les arbres fruitiers dans les vergers de Californie aux loisirs, la santé et les bienfaits spirituels d’une randonnée dans une vallée de l’Himalaya.

Allez dans les parcs !

La Journée mondiale de l’environnement de cette année est une occasion idéale de sortir et de profiter des parcs nationaux de votre pays et d’autres régions sauvages. Les autorités responsables de la gestion des parcs naturels peuvent suivre l’exemple du Canada et rendre gratuits ou réduire les frais d’entrée des parcs pour la journée du 5 juin ou pour une période plus longue.

Une fois que vous y êtes, pourquoi ne pas vous poser un défi (rechercher un mammifère rare, identifier cinq papillons, atteindre le coin le plus reculé du parc). Enregistrez ce que vous voyez et envoyez-nous une photo de vous-même et/ou de vos découvertes afin que nous puissions le publier sur nos réseaux sociaux pour encourager les autres à partir à l’aventure !

Vous pourriez rejoindre le nombre croissant de citoyens scientifiques. De plus en plus d’applications de smartphone vous aident à enregistrer vos observations et à vous connecter avec d’autres personnes afin d’identifier les espèces observées. Ces documents alimentent les stratégies de conservation et cartographient les effets du changement climatique sur la biodiversité.

La nature vue de près

Se connecter à la nature implique faire appel à ses cinq sens : pourquoi ne pas enlever vos chaussures et vous salir les pieds (et les mains) ? N’admirez pas seulement la beauté du lac, sautez dedans !
Partez en randonnée à la nuit tombée et comptez sur vos oreilles et votre nez pour faire l’expérience de la nature.

Vous pouvez également vous connecter avec la nature dans la ville où les grands parcs peuvent être un poumon vert et un centre de la biodiversité. Pourquoi ne pas contribuer à écologiser l’environnement urbain, en verdissant votre rue ou un site abandonné, ou en plantant ce qui vous plaît sur votre balcon ou à votre fenêtre ? Vous pourriez aussi jardiner, soulever un pavé et observer les créatures qui vivent en dessous.

Où que vous soyez, vous pourriez faire le pari de ramasser 10 (ou 100) déchets, ou prendre l’exemple des citoyens de Bombay, en Inde, et organiser un gigantesque nettoyage de plage.
Votre activité ne doit pas forcément avoir lieu le 5 juin. L’ONU Environnement, par exemple, commencera bientôt à tester vos connaissances et à vous faire apprécier un environnement sain avec des concours et des quiz en ligne. Nous vous fournirons également un menu complet d’idées pour vous aider à célébrer la journée.

À l’époque de l’asphalte et des smartphones et parmi les distractions de la vie moderne, les liens avec la nature peuvent être fugaces. Mais avec votre aide, la Journée mondiale de l’environnement peut rendre plus évident que jamais le besoin d’une harmonie entre l’humanité et la nature afin que les deux éléments puissent prospérer ensemble.

Article pris sur le site de La Journée Mondiale de l’Environnement

#JournéeMondialeDelEnvironnement

 

Le Monde Vert (2)

Nous sommes à un jour, de célébrer la journée mondiale de l’environnement le 5 Juin. En principe, des gadgets et autres objets devraient être distribués ou encore commercialisés pour rappeler l’importance de cette journée de commémoration parce qu’elle est porteuse de changement positif. Cette journée, un geste symbolique devrait être le centre de nos échanges et de nos actions sociales ou communautaires. C’est pour cela que le rôle de la société civile est cruciale.

Il y a trois jours, le nouveau locataire de la maison blanche le Capitole, c’est à dire le nouveau président des USA Donald Trump, a annoncé le retrait de son pays de l’accord de Paris sur le climat. Un acte qui je pense n’a pas vraiment suscité les plus grandes surprises étant donné que l’annonce avait déjà été faite par ce dernier lors de sa campagne présidentielle. Nous savons tous que Trump est un Climatosceptique, cette classe de gens qui remettent en cause, le changement climatique et le rechauffement de la planète tels que décrits par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC. Pour ces climatosceptiques, le climat n’a pas changé, toutes ces rencontres sur le changement climatique qui appellent à l’abandon des énergies fossiles ne sont que du remue-ménage, des machinations pour casser les industries fossiles et réduire les retombées économiques que celles ci génèrent pour impulser le progrès.

Chers ivoiriens, vous qui ne vivez pas aux USA pour analyser scientifiquement la gravité de ces énergies fossiles sur la planète de façon concrète. Vous qui n’êtes pas dans les pays où l’impact du réchauffement climatique se ressent fortement; vous qui n’avez pas vécu à grandes coudées le phénomène El Niño qui a affamé plus d’un million de personnes et déplacé des millions de familles en Afrique (Ethiopie, Zimbabwe, Kenya pour exemple); vous vivez quand même dans des zones où vous avez senti de fortes chaleurs depuis des mois. Vous qui êtes dans des villes balnéaires comme Bassam ou Jacqueville constatez comment la mer avance et détruitdes habitations. Chez mon père à Grand Lahou, la mer bouffe la côte petit à petit et gagne du terrain.

Plutôt que de parler du réchauffement climatique à l’échelle macro, étasuniens ou onusien, constatons de plus près ce qui nous concerne. Constatons chaque jour ces ordures qui enflamment notre odorat, constatons ces sachets qui asphyxient la ville, constatons cette belle lagune qui sent, constatons ces eaux usées qui donnent un aspect dégoûtant à nos belles villes, constatons. Constatons. Constatons. Ai-je besoin de vous montrer des photos ? Vous les côtoyez à longueur de journée.

Je pense que l’engagement de chacun ne doit pas dépendre de si les USA ou la France ou la Russie s’engagent ou pas. Il s’agit de régler nos problèmes selon nos réalités. Le développement durable ce n’est pas les grandes questions scientifiques à n’en point finir. Il s’agit de penser certes globalement, mais surtout d’agir localement. Non pas pour suivre un certain ordre, mais pour faire quelque chose de bien pour nous, pour d’autres, pour la postérité.

Arrêtons de penser comme si le développement durable n’interpellait que les grands scientifiques. Cette question n’est pas la grande question ! Elle concerne le plus grand connaisseur au citoyen lambda que je suis. On n’a pas besoin d’être un super grand expert onusien pour comprendre que la propreté de l’environnement est un bien être. La sauvegarde du patrimoine par le respect, l’entretien et l’innovation est une leçon qui nous appelle tous. Peu importe ta carrure diplomatique ou ton rang social. Arrête de salir et de polluer. Nettoie là où tu vis et pense aussi en consommant, à tes enfants que tu es en train de mettre au monde.

A bon entendeur …

Siamlo Victoria