Le Monde Vert (3)

Dans le cadre de la journée mondiale de l’Environnement célébrée le 5 Juin, nous souhaitons revenir sur les défis du développement durable. Nous n’y arriverons jamais seuls. Dans le cadre de cette Journée, ils ont accepté de s’exprimer avec La Muse D’Or. Ce sont des aînés, des ami-es, des experts ou encore des analystes. Cet article qui suit est celui d’un acteur ivoirien du domaine,Benjamin IRIÉ. Son regard sur la problématique de la primauté de l’écologie sur l’économie

Remontons dans l’histoire

La conférence de Stockholm qui a lieu du 5 au 16 juin 1972 est le premier colloque mondial élevant la question de l’environnement au rang de problème international d’importance majeure.  Elle a donné notamment lieu à la création du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Par conséquent, depuis 1972, les questions environnementales sont prises en compte par l’Organisation des Nations Unies. A partir de ce moment, des protocoles et conventions relatifs à des sujets préoccupants ont eu lieu jusqu’aujourd’hui.

COP21, l’accord historique

La COP 21, la plus grande rencontre internationale s’est récemment tenue  au Parc des expositions de Paris-Le Bourget du 30 novembre au 12 décembre 2015 avec 195 participants (dont la Côte d’Ivoire).  Un accord international sur le climat a été obtenu et  prévoit une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100.  Il est à  noter que l’élévation de la température de la planète due en grande partie à la détérioration de la couche d’ozone stratosphérique est à freiner au moyen d’un changement des comportements humains surtout des plus grands pollueurs qui pour la plupart sont les pays industrialisés dont  les Etats-Unis, la Chine, l’Australie et l’Inde. Ainsi, la Cop 21 a été le cadre des négociations  qui visent à la fois à atténuer au niveau des pays, les émissions de gaz à effet de serre en prévoyant de faire évoluer les économies nationales, et à adapter les conditions de vie des personnes aux changements climatiques effectifs ou anticipés.

Les grands Défis de l’application de l’accord de Paris

A Paris, l’exemple de prise de conscience écologique est beau mais voici que les États-Unis d’Amérique deux ans après, surprennent le monde par leur retrait de la COP21. Comment justifier cette volte-face? Cet accord de Paris serait défavorable à l’économie américaine.  Alors, la problématique de la primauté de l’écologie  sur l’économie doit se poser. A nous en tenir à des études effectuées par diverses organisations nationales, internationales ou non gouvernementales compétentes en matière d’environnement, la Terre présente  un visage plutôt tuméfié. On citera celles de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ou Food and Agriculture Organisation (FAO) qui évalue à 13 millions d’hectares la superficie de forêt qui disparaît chaque année dans le monde; du PNUE, qui note une acidification croissante des océans; du WWF (Worl Wide Fund) qui souligne en outre qu’une cinquantaine d’états sont actuellement confrontés à un stress hydrique modéré ou grave. En termes plus concrets, c’est dire que le mauvais état écologique international actuel, dont les conséquences sur les populations humaines ne sont déjà que trop mesurables, oblige à effectuer un changement de paradigme politico-économique : la primauté de l’écologie sur l’économie. Au professeur Philippe Saint-Marc de dire : « C’est la conception du « progrès » qu’il faut remettre en cause ; la nature ne doit plus être sacrifiée à la croissance économique et sa protection doit cesser d’être une préoccupation mineure pour devenir un objectif fondamental de l’humanité (…) »

Que faire ?

Tout ceci interpelle la société civile internationale d’où notre organisation qui a pour mission de former les citoyens à la culture de la paix pour le développement durable. Aboutir à une conscience de paix qui intègre le comportement Écocitoyen. Que doit faire la société civile internationale pour ramener les USA à la raison quand elle est consciente comme le professeur Saint-Marc des dangers de la pollution de notre planète par les grandes industries : « L’espace est un et  les pollutions ignorent les frontières », c’est à cela que nous réfléchissons. La Lutte en Afrique ne perdra pas la marche d’ailleurs elle ne fait que commencer et nous promettons d’agir localement pour que cela ait un fort impact à l’échelle planétaire.

Benjamin IRIÉ est le Président Fondateur du MAFUP. Il est diplômé en Agronomie de l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro.

MAFUP, Mouvement de l’Amour Fraternel Universel pour la Paix né le 24 juin 2003 au siège de la commission nationale ivoirienne pour l’Unesco.

Le Credo du MAFUP est le manifeste 2000 de l’UNESCO pour la culture de la paix et la non violence qui prévoit de préserver notre planète.

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Le MAFUP de par son Président-directeur, Ingénieur et écrivain a fait des recherches pour trouver une méthode d’éducation à la culture de la paix pour le développement durable voir équitable
Son système éducatif est dénommé le Wassa et la méthode de formation, le Zagoulisme.. Ce système et cette méthode ont fait l’objet de la signature d’une convention avec le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle le 14 mars 2014.
Depuis cette date, le MAFUP conduit dans dix établissements du District Autonome d’Abidjan un projet éducatif en appui au système scolaire.
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Benjamin Irié au Lycée Jeunes Fille de Yopougon

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Très actif sur les réseaux sociaux quant à la promotion de son système éducatif et sa méthode de formation, les étudiants maliens par le canal de l’ambassade de la Cote d’Ivoire à Bamako au Mali, ont sollicité l’installation d’une antenne du MAFUP au Mali.
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Avec le Lycée Technique d Abidjan
Aujourd’hui, dans le cadre de la journée de l’environnement, le Président-directeur du MAFUP a produit un article en rapport avec sa mission de contribuer à la sauvegarde de notre planète menacée. L’objectif étant d’éduquer les plus petits afin que ceux ci se rapprochent davantage de la nature.

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Le Monde Vert (2)

Nous sommes à un jour, de célébrer la journée mondiale de l’environnement le 5 Juin. En principe, des gadgets et autres objets devraient être distribués ou encore commercialisés pour rappeler l’importance de cette journée de commémoration parce qu’elle est porteuse de changement positif. Cette journée, un geste symbolique devrait être le centre de nos échanges et de nos actions sociales ou communautaires. C’est pour cela que le rôle de la société civile est cruciale.

Il y a trois jours, le nouveau locataire de la maison blanche le Capitole, c’est à dire le nouveau président des USA Donald Trump, a annoncé le retrait de son pays de l’accord de Paris sur le climat. Un acte qui je pense n’a pas vraiment suscité les plus grandes surprises étant donné que l’annonce avait déjà été faite par ce dernier lors de sa campagne présidentielle. Nous savons tous que Trump est un Climatosceptique, cette classe de gens qui remettent en cause, le changement climatique et le rechauffement de la planète tels que décrits par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC. Pour ces climatosceptiques, le climat n’a pas changé, toutes ces rencontres sur le changement climatique qui appellent à l’abandon des énergies fossiles ne sont que du remue-ménage, des machinations pour casser les industries fossiles et réduire les retombées économiques que celles ci génèrent pour impulser le progrès.

Chers ivoiriens, vous qui ne vivez pas aux USA pour analyser scientifiquement la gravité de ces énergies fossiles sur la planète de façon concrète. Vous qui n’êtes pas dans les pays où l’impact du réchauffement climatique se ressent fortement; vous qui n’avez pas vécu à grandes coudées le phénomène El Niño qui a affamé plus d’un million de personnes et déplacé des millions de familles en Afrique (Ethiopie, Zimbabwe, Kenya pour exemple); vous vivez quand même dans des zones où vous avez senti de fortes chaleurs depuis des mois. Vous qui êtes dans des villes balnéaires comme Bassam ou Jacqueville constatez comment la mer avance et détruitdes habitations. Chez mon père à Grand Lahou, la mer bouffe la côte petit à petit et gagne du terrain.

Plutôt que de parler du réchauffement climatique à l’échelle macro, étasuniens ou onusien, constatons de plus près ce qui nous concerne. Constatons chaque jour ces ordures qui enflamment notre odorat, constatons ces sachets qui asphyxient la ville, constatons cette belle lagune qui sent, constatons ces eaux usées qui donnent un aspect dégoûtant à nos belles villes, constatons. Constatons. Constatons. Ai-je besoin de vous montrer des photos ? Vous les côtoyez à longueur de journée.

Je pense que l’engagement de chacun ne doit pas dépendre de si les USA ou la France ou la Russie s’engagent ou pas. Il s’agit de régler nos problèmes selon nos réalités. Le développement durable ce n’est pas les grandes questions scientifiques à n’en point finir. Il s’agit de penser certes globalement, mais surtout d’agir localement. Non pas pour suivre un certain ordre, mais pour faire quelque chose de bien pour nous, pour d’autres, pour la postérité.

Arrêtons de penser comme si le développement durable n’interpellait que les grands scientifiques. Cette question n’est pas la grande question ! Elle concerne le plus grand connaisseur au citoyen lambda que je suis. On n’a pas besoin d’être un super grand expert onusien pour comprendre que la propreté de l’environnement est un bien être. La sauvegarde du patrimoine par le respect, l’entretien et l’innovation est une leçon qui nous appelle tous. Peu importe ta carrure diplomatique ou ton rang social. Arrête de salir et de polluer. Nettoie là où tu vis et pense aussi en consommant, à tes enfants que tu es en train de mettre au monde.

A bon entendeur …

Siamlo Victoria

Une école atypique au cœur d’un quartier résidentiel Abidjanais

Abidjan, Riviera palmeraie ; à quelques encablures du carrefour Maci Canada de la célèbre rue Ministre, une cloche retentit. La minute d’après, des cris perçants d’enfants fendent le silence assourdissant et font disparaître instantanément le calme habituel de cette ruelle paisible.

D’où proviennent ces cris d’enfants dans ce quartier presque désert en ce jour ouvré ? L’interrogation est totale, la curiosité papable, le regard hasardeux, inquisiteur !

Un premier indice. Le drapeau tricolore, l’emblème de la Côte d’Ivoire, hissé sur un mât de bambou, flotte aux quatre vents, rivalisant d’ardeur avec les feuilles de manguiers et bananiers qui voltigent également à vive allure.

A mesure qu’on s’en approche, la clameur se fait précise. Tout d’un coup, un autre cri. Cette fois, d’un timbre différent : grave et menaçant !

« Monsieur Godé. Rétablissez de l’ordre et faites les entrer en classe !», martèle la voix.

Nul doute, c’est une école. Le mot classe, 2e indice, sonne le glas du mystère, mais l’intrigue demeure entière. Il faut franchir la porte pour assouvir ce désir brulant et tenace. Ça y est, c’est fait.

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L’unique porte d’accès à l’école primaire Epp Bananier-kro. Crédit photo : Jeff Amann

Derrière la porte crise ancrée dans un amas de briques noirâtres qui fait office de mur, le tableau est éloquent. Les élèves, reconnaissables de par leurs tenues, kaki pour les garçons et bleu-blanc carrelée pour les filles, tournent leurs regards vers l’unique entrée et sortie de l’enceinte. Le mouvement est synchronisé, l’image saisissante ! Les adultes ne sont pas en reste. Mais ils s’empressent de regagner les baraques qui leurs servent de salles de classes. Ils ne peuvent se permettre d’ignorer l’injonction de Hamed Sidibé, le fondateur de l’école.

Dans cette cour d’école à valeur de basse-cour, les poulets se précipitent dans l’arène à peine désertée par les enfants, pour se saisir des miettes afin de s’en délecter à l’ombre du feuillage luxuriant. Un bonheur qui profite également à Hamed Sidibé qui, depuis son bureau de fortune en plein air, explique son initiative de bénévole.

« J’ai démarré cette école par le bouche à oreille. J’ai demandé à une voisine de faire venir leurs enfants qui n’allaient pas à l’école pour que je les encadre, moyennant 1000 fancrs par enfants. Elle a adhéré à l’idée. La première année, 2011-2012, j’ai eu 20 enfants. Progressivement, je suis à environs 160 enfants cette année, répartis dans quatre classes. De la maternelle au CE », fait comprendre cet instituteur à la retraite qui s’est attaché les services de quatre enseignants.

Ce quartier…leur est préjudiciable ˮ

Du haut de ses 65 ans d’âge et 30 ans d’expérience dans l’Enseignement, ce nigérien d’origine malienne vit en Côte d’Ivoire depuis 17 ans.  Il s’est lancé de cette aventure pour aider ces enfants défavorisés qui n’ont pas accès à l’éducation en raison du standing du quartier qui les abrite.

« La Riviera palmeraie est un quartier résidentiel. La quasi-totalité des écoles sont privées et coûtent extrêmement chères pour ces gens. Vous imaginez 450 mille francs de frais de scolarité pour des personnes qui gagnent à peine 2000 francs par jour ! L’inscription au CP1 dans la seule école primaire publique (officiellement gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans) s’élève à 35 000 francs. 85 élèves au CP1. Même si vous avez les moyens, il n’y a pas suffisamment de places. Ce quartier permet à ces gens de survivre certes, mais le niveau de vie leurs est préjudiciable.», se désole le sexagénaire avant de confier à nouveau, tout excité et fier.

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Hamed Sidibé, fondateur de l’école, assis à son bureau. Crédit photo : Jeff Amann

« Chez moi, c’est 3500 francs par enfant chaque mois. Les mêmes enseignements, le même calendrier : 3500 francs, avec possibilité d’échelonnement. Malgré cela, les parents ont du mal à solder. C’est difficile. Je ne bénéficie d’aucune aide extérieure. Pourtant ce ne sont pas les visites des ONG qui manquent. Mais les promesses sont sans suite. Il en est de même pour les démarches auprès des organismes spécialisés. Rien ! », soupire le cavalier servant.

Résolu à mener à bien ce projet d’aide aux enfants des familles défavorisées de la Riviera palmeraie, il travaille à la reconnaissance de son école, Epp Bananierkro (village de bananiers), avec statut d’ONG, sous le sigle SAAPE. Autrement dit, Structure d’Accueil et d’Appui à la Promotion de l’Éducation.

Mais avant cette consécration, Hamed Sidibé continue de donner de l’espoir à ces familles désœuvrées, en offrant à leurs enfants, un ticket pour la vie.

Un article de

Enfants d'Afrique

Abidjan, Riviera palmeraie ; à quelques encablures du carrefour Maci Canada de la célèbre rue Ministre, une cloche retentit. La minute d’après, des cris perçants d’enfants fendent le silence assourdissant et font disparaître instantanément le calme habituel de cette ruelle paisible.

D’où proviennent ces cris d’enfants dans ce quartier presque désert en ce jour ouvré ? L’interrogation est totale, la curiosité papable, le regard hasardeux, inquisiteur !

Un premier indice. Le drapeau tricolore, l’emblème de la Côte d’Ivoire, hissé sur un mât de bambou, flotte aux quatre vents, rivalisant d’ardeur avec les feuilles de manguiers et bananiers qui voltigent également à vive allure.

A mesure qu’on s’en approche, la clameur se fait précise. Tout d’un coup, un autre cri. Cette fois, d’un timbre différent : grave et menaçant !

« Monsieur Godé. Rétablissez de l’ordre et faites les entrer en classe !», martèle la voix.

Nul doute, c’est une école…

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Balade au cœur du FCFA …

Zone Franc pas du tout FRANCHE !

F CFA. Voici un sujet qui fâche. Parce que rien ne peut justifier qu’un seul état (la France) d’une superficie de 643 801 km² (la moitié de celle du Mali 1,24 million km²), puisse encore en ce 21ème siècle, être responsable de l’économie et des finances d’un territoire (Afrique de l’ouest-Afrique centrale-Comores) de plus de 10 millions de superficie, de plus de 100 millions d’habitants et d’environs 15 pays.

Rien n’est plus absurde que cette politique de la zone franc, qui veut que l’Afrique de l’ouest, ne « bouffe » pas les mêmes billets que l’Afrique centrale. Parce qu’il aura fallut faire la différence, entre l’Afrique des français, et l’Afrique des portugais, anglais ou espagnols. Et je suis certaine que plusieurs ont observé cette disparité dite  » de changes », qui bouleverse la société de ces états concernés, à l’échelle macro.

Je ne suis pas contre la France, ni contre les Français. J’ai juste le droit d’interpeller par rapport à ce que je trouve incohérent. Surtout quand c’est une incohérence partagée et vue par des millions de personnes.

Je dénonce moi aussi, non pas le FCFA, mais le tabou de cette monnaie qui circule dans 15 pays africains. Cette « monnaie qui se porte bien » selon les dires du président Alassane Ouattara lors du sommet extraordinaires des chefs d’états de l’UEMOA qui s’est tenu le 10 Avril 2017 à Abidjan. Je reconnais qu’en effet le FCfa se porte bien. Mais je dénonce parce que si cette monnaie se porte bien, ce n’est pas le cas pour les africains qui L’UTILISENT et chez qui « ça ne va pas » vraiment. Les africains sont malades. Ils meurent chaque jour par dizaine et par milliers. Non seulement de maladie physique, mais surtout de maladie psychologique véhiculée par « la pathologie CFA » et ses virus à travers cette réalité qui veut que 50% des réserves de changes (près de 3000 milliards dit-on et peut être plus que cela) des pays de la zone franc soit logées au trésor FRANÇAIS et non pas au trésor africain ou au trésor ivoirien ou au trésor congolais, ou au trésor camerounais. Vous imaginez ce que cela représente en terme de possibilités économiques !!!

Mince! J’avais oublié que nos états ont peur de sortir du FCFA. Ils ont peur de heurter la France, l’ancienne impératrice, la grande France, la championne qui gère à elle seule toute l’Afrique ! Sommet France-Afrique … Regardez ce beau duo qui marche comme sur des roulettes!

Par contre, je n’ai pas oublié la Gambie, le Mozambique, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte et j’en passe: du plus petit au plus grand, ces pays ont leur propre monnaie. Je n’oublie pas la première puissance africaine! Première devant l’Afrique du sud, première devant les pays dynamiques de l’Afrique du nord. A quoi donc jouent nos états ?

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Je compte sur la jeunesse.

Je compte sur la jeunesse que je suis et celle que nous sommes. Celle qui en Europe, est allée acquérir le savoir des blancs. C’est un savoir qui a besoin de se transférer de la plus logique et naturelle des façons. Mais nous attendons encore les actions concrètes de nos diasporas jeunes qui peuvent mieux expliquer certains aspects des problèmes africains puisqu’ils vivent en Europe.

Mais je compte surtout sur cette jeunesse dynamique qui crée ici en Afrique , invente ici en Afrique, construit ici en Afrique. Je veux dire cette jeunesse qui est restée sur le continent africain et dans ses pays pauvres très endettés mais qui se bat.  Ce sont des jeunes vaillants, intelligents, soucieux. Ils sont promoteurs culturels, scientifiques, promoteurs artistiques, économistes, banquiers … et aussi révolutionnaires.

Il ne s’agit pas ici de critiquer pour critiquer. Ni de dire qu’il faut rompre les rapports avec la France parce qu’une telle initiative serait vraiment absurde et vaine ! La France est un beau pays d’ailleurs dans lequel on s’y plaira. Mais il s’agit de dire ouvertement, qu’il est temps que les Africains aient foi en eux comme la France. Foi en la création par eux-mêmes, de leur(s) monnaie(s) ! Car c’est la foi de la France à pouvoir gouverner plus de 14 territoires africains qui a marché pour elle. Elle n’a certainement pas compté sur la bêtise ou l’inintelligence des africains ou « noirs ». Mais elle a compté sur leur lâcheté et leur faiblesse; sur leur ignorance, leur passivité, leur soumission et leur division pour faire germer en eux, l’arbre de la discorde.

Plusieurs ne comprendront pas cette position que je soutiens dans ce paragraphe-ci : je crois que Marine le Pen a bien raison. Personnellement, je ne crois pas que cette femme ait tord sur toute la ligne. Nous pouvons lui reprocher à tord ou à travers sa négro-phobie ou son racisme. Mais elle est logique et objective avec elle même. Pas forcement avec nous ou tout le monde ! Mais avec elle même. Et d’ailleurs sa constance dans les idées me fascine.

En ce qui concerne les pays qui le demandent ardemment, je suis suis convaincue: Il est temps, que les africains regagnent leurs pays respectives, avec tout ce que leurs pays hôtes leur doivent comme dédommagement. Ainsi nous verrons qui gêne qui ! Ainsi, nous allons apprendre à faire notre propre développement! Africains, rentrez chez vous pour construire au lieu d’aller lutter « la crotte » d’un repas que vous n’avez pas préparé. Certains me diront: nos parents l’ont préparé. Oui. Mais Toi tu ne l’as pas préparé. L’argent de tes pères et mères n’est pas le tien tout comme leur douleur et leur pauvreté ne sont pas tiennes ! D’ailleurs, ils sont désormais dans l’eau de là. Toi, tu es livré à Toi même depuis que des individus d’un autre continent sans pitié, sans vergogne, sans humanité leur on ôté la vie paisible et belle qu’ils vivaient. Non contents ces bourreaux ont aussi confisqué leurs biens que tu te dois d’arracher en travaillant pour accéder à la loi qui t’en autorisera l’octroie. Mais ne t’accroche pas à ce passé qui ne t’appartient plus. Bats toi désormais avec et par tes propres moyens pour arracher de façon naturelle et digne, ton indépendance et ta victoire sur la vie.

Ayez le courage de regarder cette vidéo jusqu’au bout s’il vous plait …

Au fond, je pense que Marine Le Pen en dépit de ses failles sur des aspects, n’a pas tord sur toute la ligne. Ce qu’elle dit c’est quand même un peu objectif.

Que Pen ou Macron soit élu, la question du FCFA démeure tant que nous n’avons trouvé aucune solution.

Source vidéo indiquée dans l’élément

Source image à la une: Internet

Relayé par Siamlo Victoria

Fatou Diome, tes vérités sont cruciales !!!

« Vous avez le droit et le devoir de connaître Fatou Diome. » Siamlo Victoria

Je l’ai découvert grâce à un amour, et depuis, je ne la quitte plus. Merci Collin pour cette Femme vive et intelligente que tu as fait entrer dans ma modeste vie. Car je sais qu’elle va contribuer à mon évolution et à l’affirmation de ce « moi » panafricain et humaniste auquel j’aspire tant. Fatou Diome a un bel esprit. Je vous propose de la suivre ici. C’est l’occasion vraiment de dire haut et fort qu’autant de femmes, ont le droit de gouter à la saveur de la liberté pour s’élever au dessus du bourbier de cette enfance pauvre en succès et en bonheur. Certes, Fatou n’aurait pas été celle qu’elle est aujourd’hui sans ses expéiences passées. Mais elle ne serait aussi pas ce qu’elle est en train de construire comme personnalité si l’école ne lui avait pas ouvert les bras au moment où toute l’Afrique des traditions obscurantistes la confinait et la rejetait.

Vive la culture, car avec Fatou Diome, l’on sait que la Culture c’est bien savoir, bien au delà de ce que l’on a apprit. Regardez.

Élément relayé par Siamlo Victoria

Source vidéo indiquée.

Fatou Diome « L’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit »

Quand on nous fait croire que la relève pour poursuivre la défense de l’Afrique n’est pas assurée, moi je souris et j’en ris même. Fatou Diome, cette femme sénégalaise de souche ne reniera jamais ses origines (Elle n’a pas le choix tout se lit sur sa peau d’ébène). Même si elle se sent française elle reconnaît que la dignité humaine et celle africaine sont encore des combats pour lesquels aucune naturalisation, n’est jamais assez grande; assez grande pour fermer notre cœur sur les ignorances et sur les douleurs de nos « miens ».  Vous qui êtes partis et qui avez oublié l’Afrique, Fatou Diome vous appelle avec la voix de Mariane! Car avec elle, Marianne porte plainte. Non pas pour se maintenir coûte que coûte dans une Europe qui veut la renier, mais pour vous défendre contre la balourdise des mondes hypocrites et haineux.

Mariane porte plainte contre vous: vous qui tuez l’humanité pour peu de pain et peu d’or…

Fatou Diome a plusieurs fois été l’invitée d’émissions en Europe. Dans celles ci, elle prend position et s’engage pour défendre des valeurs universelles de partage et d’humanisme.

CROIRE, AU POTENTIEL DU CONTINENT …

En 2012, 65% de sa population avait moins de 20 ans. Plus de 75% des jeunes, en situation de sous-emploi. Avec près de deux milliards d’habitants, l’Afrique tend désormais à devenir le continent le plus peuplé ces cinquante prochaines années. Classée continent de l’avenir par les organismes bancaires internationaux, plusieurs de ses pays avec leur démographie galopante, tentent de stabiliser leurs croissances. Les plus ambitieux essaient tant bien que mal de quitter la croissance intermédiaire, pour se placer à deux chiffres. De belles perspectives économiques, des indicateurs macroéconomiques positifs se distinguent dans cette mêlée de retard que plusieurs pays ont eu tendance à accumuler. Les indices bancaires, plus ou moins incertains il y a de cela quelques années, se (re) affirment. La croissance économique bondit. L’Afrique, plus que jamais consciente et confiante de ses ressources, veut se déployer dans toute sa force. L’Union Africaine et ses mécanismes d’appui redessinent de nouvelles perspectives. Avec le nouvel Agenda 2063, l’Afrique a réussi ! A être un continent intégré, uni, prospère, et totalement indépendant. Mais environs 50 années se profilent encore, avant le sacre de cette prédiction!

Puis, à l’horizon de ces ambitions, la franç(à)frique, le terrorisme, le tribalisme, la corruption … sortent leurs griffes. Enfin, vient la grande jeunesse. Celle-là même qui représente le sésame d’ouverture de cette Afrique de l’an émergent. Plusieurs d’entre nous souhaitent vivement voir jusqu’où elle capable d’aller.

Le Boeing Afrique « Air2016-an 2063 » s’est déjà positionné sur l’échiquier international, avec ses champions nationaux à bord qui n’ont peur de rien. Ils osent, prétendent, agissent … et surtout rêvent de déposer leur mastodonte sur le meilleur tarmac!

Avec un « potentiel branding » important et une signature africaine artistique imposante riche de sa diversité culturelle, les africains sont prêts à (re) faire l’histoire de leur continent. J’aime bien ce qu’ils entreprennent en chiffres non seulement, mais encore le résultat de leurs folies économique et artistique. Car pour créer des monuments qui vont marquer l’histoire de l’humanité il faut être un peu fou, n’est-ce pas?!

Siamlo Victoria, 16 septembre 2016.